Nimbus

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Comment fonctionne cette météo

Cette page explique d’où viennent les prévisions, ce qu’on leur fait subir avant de les afficher, ce qu’elles valent réellement — le chiffre est mesuré et publié plus bas — et surtout ce qu’elles ne savent pas faire.

  1. Météo-France calcule

    —

    Deux modèles de prévision, publiés en libre accès. Nimbus n’en fabrique aucun : il les récupère.

  2. Nimbus récupère

    —

    Chaque nouveau calcul est téléchargé, découpé et rangé pour être relu en quelques millisecondes.

  3. Nimbus corrige

    —

    Les prévisions passées sont comparées à de vraies stations, et l’écart typique du modèle est retiré — uniquement s’il est prouvé utile.

  4. Votre bulletin

    —

    L’erreur qui reste, mesurée sur des journées que la correction n’avait jamais vues, et publiée telle quelle.

L’état du service, en ce moment

Modèle
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Dernier calcul
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Maille
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Points de grille
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Échéances
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Erreur mesurée
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1. D’où viennent les chiffres

Nimbus ne fait pas de prévision : il en sert une. Les données brutes viennent de Météo-France, publiées en libre accès. Deux modèles se relaient :

Ensemble, ils portent le bulletin jusqu’à J+4 — cent heures, affichées heure par heure. Cliquer sur un jour à venir amène directement à ses heures.

Pourquoi pas J+5 ? Parce que la donnée n’existe pas. ARPEGE s’arrête à 102 heures en libre accès : au-delà, Météo-France ne publie rien que nous puissions lire. Ce n’est pas une limite que nous nous imposons, c’est le bord de ce qui est ouvert.

⚠ La carte, elle, s’arrête à J+2. Les images ne sont rendues que sur AROME : le curseur de temps de la carte ne va donc pas aussi loin que la liste des heures. Mieux vaut le dire que de laisser chercher.

Chaque créneau affiché dit de quel modèle il vient. Taire la bascule laisserait croire à une précision constante sur toute la période, ce qui serait faux.

Le raccord entre les deux modèles AROME · 1,3 km ARPEGE · 10 km maintenant +51 h +102 h la carte s’arrête ici le bulletin va jusque-là
Les carreaux sont à l’échelle l’un de l’autre : une case d’ARPEGE en contient une soixantaine d’AROME. Passé +51 h, la prévision ne voit plus une vallée, elle voit une région. La carte s’arrête à la bascule — ses images ne sont rendues que sur AROME — alors que la liste des heures, elle, continue.

AROME est recalculé huit fois par jour. Un calcul n’est publié qu’environ deux heures après son heure de référence : c’est le temps que met le supercalculateur. Nimbus va le chercher dès qu’il paraît, et l’affiche avec son âge.

2. Ce qu’on ajoute : la correction sur mesures réelles

Un modèle a des travers locaux. Il peut être régulièrement trop chaud dans une vallée, trop froid sur un plateau. Nimbus compare donc en permanence ses propres prévisions passées aux mesures de stations réelles, et en déduit une correction.

Deux réseaux de stations y servent, et ils apprennent séparément — le réseau associatif Infoclimat et le réseau public de Météo-France, entré dans la correction le 24 août 2026. Séparément, parce qu’un abri de jardin et un abri normalisé ne mesurent pas la même chose : mélangés, leur différence d’instrument serait apprise comme un défaut de modèle. Chacun a donc son propre écart de référence, et chacun doit faire ses preuves de son côté. Le détail station par station est sur la page état du réseau.

Cette correction est apprise à quatre étages, du plus sûr au plus fin : l’écart moyen national, puis le cycle des heures de la journée, puis chaque point, puis chaque point à chaque heure. Les deux derniers sont rétrécis : un point peu documenté s’efface tout seul vers l’étage au-dessus au lieu d’être pris ou jeté en bloc.

Les quatre étages de la correction 1 · écart moyen national 2 · cycle des heures 3 · chaque point 4 · point × heure plus fin moins sûr
Chaque étage est plus fin que le précédent — et repose sur moins de mesures, donc il est moins sûr. La largeur des barres, c’est la quantité de données disponibles. Un point mal documenté ne se voit pas jeté : il glisse vers l’étage du dessus, celui qui en sait plus. C’est ce qu’on appelle le rétrécissement.

Ce qui n’est jamais corrigé, et pourquoi

La pluie, la neige et le grésil ne sont pas corrigés. Ce n’est pas un oubli, c’est une décision, pour trois raisons dont chacune suffirait :

La correction ne s’applique que si elle est prouvée utile

C’est le point dont ce service est le plus fier. La correction est mesurée avant d’être appliquée : elle apprend sur les jours anciens, puis on la juge sur des jours récents qu’elle n’a jamais vus. Si elle n’améliore pas assez, ou si elle empire plus d’un cas sur 2,2, elle est écartée et le service sert la prévision brute du modèle. Cela arrive vraiment : le détail est affiché ci-dessous.

3. La justesse, publiée

Aucune météo grand public française ne publie son erreur. Nimbus la publie, parce que c’est la seule réponse honnête à « votre prévision est-elle bonne ? ». Le chiffre en tête de page est une erreur absolue moyenne : l’écart typique entre ce qui a été annoncé et ce qui a été mesuré, en degrés.

Il est calculé sur des jours distincts de ceux qui ont servi à apprendre. Un découpage au hasard donnerait un chiffre flatteur et faux : la météo est très corrélée dans le temps, deux mesures de la même heure à trente kilomètres disent presque la même chose.

Repère utile : une erreur d’environ 1,2 °C à un ou deux jours d’échéance est ce que fait un bon modèle à maille fine. En dessous d’environ 1,15 °C, ce n’est plus une question de post-traitement : il faudrait un meilleur modèle.

4. La vigilance affichée est un calcul Nimbus

Ce n’est pas la vigilance officielle de Météo-France. Les niveaux et les noms des phénomènes reprennent la nomenclature officielle pour être compréhensibles, mais l’autorité publique en matière d’alerte reste Météo-France. En cas de danger, c’est vigilance.meteofrance.fr qui fait foi.

Le bandeau « France » de l’accueil est calculé sur un réseau de points répartis sur le territoire, uniquement sur terre — les rafales sont systématiquement plus fortes au large, et les compter donnerait une alerte que personne ne subit. Il dit : au moins un point de France atteint ce niveau. Il ne dit pas que votre commune y est : pour cela, cherchez-la.

Une alerte de pluie dit QUAND il pleut, pas quand la somme est haute

Une vigilance « Pluie-inondation » ne se déclenche pas sur une heure : elle se juge sur un cumul glissant de 24 heures. Mais ce cumul reste haut pendant 24 heures après la dernière goutte — et jusqu’au 24 août 2026, c’est cette période-là que le bandeau annonçait.

La pluie et le cumul de 24 heures ne couvrent pas la même période il pleut · 9 h la somme des 24 h reste au-dessus du seuil jeu. 18:00 ven. 04:00 ven. 20:00 ✓ la période annoncée est celle du haut
Le 24 août 2026 à Bussy-le-Grand, le bandeau annonçait « de vendredi 04:00 à vendredi 20:00, 17 h en tout » — la bande du bas — pour une pluie tombée jeudi de 21:00 à 05:00. À l’heure donnée pour le plus fort, vendredi 15:00, il tombait 0,02 mm et le ciel était à moitié dégagé. Le niveau se juge toujours sur le cumul ; la date, elle, se lit sur la pluie.

Chaque alerte calculée indique aussi, sur sa propre ligne, quel modèle a produit le chiffre et à quelle échéance — par exemple « ARPEGE, maille 10 km — à 82 h d’échéance ». 49 mm annoncés par AROME à six heures et 49 mm annoncés par ARPEGE à quatre jours ne valent pas la même chose, et rien ne le disait.

À quatre jours, ce chiffre bouge beaucoup. Mesuré sur ce même épisode : le calcul de 09 h donnait 19,9 mm et aucune alerte ; celui qui l’a suivi donnait 49,1 mm et une alerte jaune. À longue échéance, la prévision de pluie vient d’ARPEGE, qui ne recalcule que toutes les six heures — et Nimbus n’a aucun moyen de chiffrer cette incertitude : les prévisions d’ensemble, qui serviraient à cela, ne sont pas publiées en libre accès.

Deux précisions que la plupart des services taisent :

Les bulletins officiels, à côté du nôtre

Depuis le 22 août 2026, Nimbus lit aussi les bulletins que Météo-France publie lui-même, par son portail public. Ils ne remplacent pas le calcul ci-dessus : ils s’y ajoutent, et ils font foi là où le nôtre ne fait que renseigner.

Le fond de carte : photo aérienne de l’IGN

Dès qu’on approche, le fond devient une orthophotographie de l’IGN (Licence Ouverte, © IGN), et les limites administratives sont son tracé réel — plus le contour simplifié qui, à l’échelle d’une commune, passait du mauvais côté des villages.

C’est le serveur qui va chercher ces images, jamais votre navigateur. Autrement, l’IGN recevrait votre adresse IP et la zone que vous regardez — c’est-à-dire, le plus souvent, où vous habitez. Nimbus ne transmet aucune donnée vous concernant, et ce n’aurait pas été le moment de commencer.

Ce que la carte lisse, et ce qu’elle ne lisse pas

Au plus près, la carte n’a que 37 × 25 valeurs réelles à montrer sur toute sa largeur — une case du modèle par kilomètre environ. Les étirer telles quelles donnait de gros carrés illisibles ; les laisser au navigateur lui aurait fait fabriquer un dégradé en mélangeant des couleurs, ce qui produit des teintes qu’aucune valeur ne donne (du blanc entre deux bleus).

Le serveur interpole donc le champ lui-même, une fois, avant de le colorier. La différence n’est pas cosmétique : interpoler des valeurs de pluie ne produit que des valeurs comprises entre deux mailles voisines — ce qu’un champ de pluie fait déjà — alors qu’interpoler des couleurs traverse la palette.

⚠ Cela reste une interpolation. La carte affiche plus de points qu’il n’y a de mailles dans le modèle. Le nombre réel est écrit ci-dessus, et l’échelle sous la carte dit toujours la taille de la maille. Montrer le lissage en taisant le nombre de mailles, ça, ce serait mentir.

5. Ce que la page vous montre d’autre

Jusqu’où une mesure porte — et ce n’est pas pareil selon la grandeur

Jusqu’où une mesure de station porte, selon la grandeur pression · 60 km température · 25 km humidité · 20 km vent · 12 km pluie · 8 km correction du modèle · 5 km
Les cercles sont à l’échelle. La pluie porte le moins loin : il peut tomber 2,6 mm ici et rien à vingt kilomètres. Affirmer « il n’a pas plu chez vous » parce qu’une station à 14 km n’a rien vu remplacerait une incertitude par une autre, en ayant l’air d’affirmer.
⚠ Mais une pluie vue se dit plus loin qu’une pluie niée. Une averse réellement mesurée jusqu’à 20 km est rapportée — avec sa distance et la réserve qui va avec — parce que le modèle, lui, annonçait zéro. Deux stations distantes de 16 à 20 km ne s’accordent que dans 46 % des cas : c’est une information, pas une certitude.
⚠⚠ Et le 8 km de la pluie, lui, est un nombre choisi — pas une frontière mesurée. C’est la seule portée de ce schéma qui ne repose sur aucune mesure ; le paragraphe suivant dit pourquoi elle reste là quand même.

Le seuil de 8 km n’est pas une falaise, et la mesure le montre. Le 24 août 2026, sur 61 495 relevés de pluviomètres Météo-France, l’accord entre deux stations décroît lentement et régulièrement : 63 % entre 4 et 8 km, 56 % entre 12 et 16, 46 % entre 16 et 20, 39 % entre 28 et 32. Une station à 17 km a raison presque aussi souvent qu’une à 10 — il n’existe aucune distance où la fiabilité s’effondrerait d’un coup.

Ce 8 km ne prétend donc pas être la bonne limite : c’est une prudence, et elle est assumée comme telle. Ce qui est fondé, c’est l’asymétrie, et elle seule : l’accord n’est jamais élevé — 63 % même à 4 km — mais les deux erreurs ne se valent pas. Une station lointaine qui mesure de la pluie prouve qu’il pleut dans le secteur ; la même station qui mesure zéro ne prouve rien chez vous, l’averse étant tombée sur le village d’à côté. D’où la règle réelle : une absence ne s’affirme qu’à 8 km, une présence se rapporte jusqu’à 20.

6. Ce que cette météo ne sait pas faire

7. Vos données

Il n’y a ni compte, ni cookie, ni traceur, ni journal de visites. Le détail exact, avec ce qui est conservé et pour combien de temps, est dans les conditions d’utilisation.