Comment fonctionne cette météo
Cette page explique d’où viennent les prévisions, ce qu’on leur fait subir avant de les afficher, ce qu’elles valent réellement — le chiffre est mesuré et publié plus bas — et surtout ce qu’elles ne savent pas faire.
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Météo-France calcule
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Deux modèles de prévision, publiés en libre accès. Nimbus n’en fabrique aucun : il les récupère.
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Nimbus récupère
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Chaque nouveau calcul est téléchargé, découpé et rangé pour être relu en quelques millisecondes.
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Nimbus corrige
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Les prévisions passées sont comparées à de vraies stations, et l’écart typique du modèle est retiré — uniquement s’il est prouvé utile.
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Votre bulletin
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L’erreur qui reste, mesurée sur des journées que la correction n’avait jamais vues, et publiée telle quelle.
L’état du service, en ce moment ¶
- Modèle
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- Dernier calcul
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- Maille
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- Points de grille
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- Échéances
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- Erreur mesurée
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1. D’où viennent les chiffres ¶
Nimbus ne fait pas de prévision : il en sert une. Les données brutes viennent de Météo-France, publiées en libre accès. Deux modèles se relaient :
- AROME couvre les deux premiers jours à une maille de 1,3 km. C’est le modèle fin, celui qui sait qu’une vallée n’est pas le plateau d’à côté.
- ARPEGE prend le relais au-delà, à 10 km. Il voit plus loin, il voit moins bien.
Ensemble, ils portent le bulletin jusqu’à J+4 — cent heures, affichées heure par heure. Cliquer sur un jour à venir amène directement à ses heures.
Pourquoi pas J+5 ? Parce que la donnée n’existe pas. ARPEGE s’arrête à 102 heures en libre accès : au-delà, Météo-France ne publie rien que nous puissions lire. Ce n’est pas une limite que nous nous imposons, c’est le bord de ce qui est ouvert.
⚠ La carte, elle, s’arrête à J+2. Les images ne sont rendues que sur AROME : le curseur de temps de la carte ne va donc pas aussi loin que la liste des heures. Mieux vaut le dire que de laisser chercher.
Chaque créneau affiché dit de quel modèle il vient. Taire la bascule laisserait croire à une précision constante sur toute la période, ce qui serait faux.
AROME est recalculé huit fois par jour. Un calcul n’est publié qu’environ deux heures après son heure de référence : c’est le temps que met le supercalculateur. Nimbus va le chercher dès qu’il paraît, et l’affiche avec son âge.
2. Ce qu’on ajoute : la correction sur mesures réelles ¶
Un modèle a des travers locaux. Il peut être régulièrement trop chaud dans une vallée, trop froid sur un plateau. Nimbus compare donc en permanence ses propres prévisions passées aux mesures de stations réelles, et en déduit une correction.
Deux réseaux de stations y servent, et ils apprennent séparément — le réseau associatif Infoclimat et le réseau public de Météo-France, entré dans la correction le 24 août 2026. Séparément, parce qu’un abri de jardin et un abri normalisé ne mesurent pas la même chose : mélangés, leur différence d’instrument serait apprise comme un défaut de modèle. Chacun a donc son propre écart de référence, et chacun doit faire ses preuves de son côté. Le détail station par station est sur la page état du réseau.
Cette correction est apprise à quatre étages, du plus sûr au plus fin : l’écart moyen national, puis le cycle des heures de la journée, puis chaque point, puis chaque point à chaque heure. Les deux derniers sont rétrécis : un point peu documenté s’efface tout seul vers l’étage au-dessus au lieu d’être pris ou jeté en bloc.
Ce qui n’est jamais corrigé, et pourquoi
La pluie, la neige et le grésil ne sont pas corrigés. Ce n’est pas un oubli, c’est une décision, pour trois raisons dont chacune suffirait :
- la pluie n’est pas cohérente d’une station à l’autre — il peut tomber 2,6 mm ici et rien à vingt kilomètres ;
- corriger par un facteur inventerait de la pluie sur un point sec ;
- lisser une averse d’orage l’étalerait sur toute une région.
La correction ne s’applique que si elle est prouvée utile
C’est le point dont ce service est le plus fier. La correction est mesurée avant d’être appliquée : elle apprend sur les jours anciens, puis on la juge sur des jours récents qu’elle n’a jamais vus. Si elle n’améliore pas assez, ou si elle empire plus d’un cas sur 2,2, elle est écartée et le service sert la prévision brute du modèle. Cela arrive vraiment : le détail est affiché ci-dessous.
3. La justesse, publiée ¶
Aucune météo grand public française ne publie son erreur. Nimbus la publie, parce que c’est la seule réponse honnête à « votre prévision est-elle bonne ? ». Le chiffre en tête de page est une erreur absolue moyenne : l’écart typique entre ce qui a été annoncé et ce qui a été mesuré, en degrés.
Il est calculé sur des jours distincts de ceux qui ont servi à apprendre. Un découpage au hasard donnerait un chiffre flatteur et faux : la météo est très corrélée dans le temps, deux mesures de la même heure à trente kilomètres disent presque la même chose.
Repère utile : une erreur d’environ 1,2 °C à un ou deux jours d’échéance est ce que fait un bon modèle à maille fine. En dessous d’environ 1,15 °C, ce n’est plus une question de post-traitement : il faudrait un meilleur modèle.
4. La vigilance affichée est un calcul Nimbus ¶
Ce n’est pas la vigilance officielle de Météo-France. Les niveaux et les noms des phénomènes reprennent la nomenclature officielle pour être compréhensibles, mais l’autorité publique en matière d’alerte reste Météo-France. En cas de danger, c’est vigilance.meteofrance.fr qui fait foi.
Le bandeau « France » de l’accueil est calculé sur un réseau de points répartis sur le territoire, uniquement sur terre — les rafales sont systématiquement plus fortes au large, et les compter donnerait une alerte que personne ne subit. Il dit : au moins un point de France atteint ce niveau. Il ne dit pas que votre commune y est : pour cela, cherchez-la.
Une alerte de pluie dit QUAND il pleut, pas quand la somme est haute
Une vigilance « Pluie-inondation » ne se déclenche pas sur une heure : elle se juge sur un cumul glissant de 24 heures. Mais ce cumul reste haut pendant 24 heures après la dernière goutte — et jusqu’au 24 août 2026, c’est cette période-là que le bandeau annonçait.
Chaque alerte calculée indique aussi, sur sa propre ligne, quel modèle a produit le chiffre et à quelle échéance — par exemple « ARPEGE, maille 10 km — à 82 h d’échéance ». 49 mm annoncés par AROME à six heures et 49 mm annoncés par ARPEGE à quatre jours ne valent pas la même chose, et rien ne le disait.
À quatre jours, ce chiffre bouge beaucoup. Mesuré sur ce même épisode : le calcul de 09 h donnait 19,9 mm et aucune alerte ; celui qui l’a suivi donnait 49,1 mm et une alerte jaune. À longue échéance, la prévision de pluie vient d’ARPEGE, qui ne recalcule que toutes les six heures — et Nimbus n’a aucun moyen de chiffrer cette incertitude : les prévisions d’ensemble, qui serviraient à cela, ne sont pas publiées en libre accès.
Deux précisions que la plupart des services taisent :
- L’orage exige de l’énergie ET de la pluie. De l’énergie convective sans précipitation ne déclenche rien — c’est ce qui peignait autrefois deux tiers de la France un jour sans une goutte.
- Au-delà de 51 heures, l’orage est inconnu, pas absent. Le modèle longue échéance ne fournit pas les champs nécessaires. Le silence n’y est donc pas une bonne nouvelle, et la page l’écrit plutôt que d’afficher du vert.
- La grêle vient du modèle, plus d’un seuil. Jusqu’au 23 août 2026, Nimbus déduisait un risque de grêle de trois seuils d’énergie convective. Ces trois nombres n’avaient jamais été mesurés, et aucun service public ne publie de critère de grêle sur lequel les adosser : nous les avons retirés. À la place, nous lisons ce qu’AROME prévoit lui-même — sa microphysique transporte une espèce « grésil » dont il publie la quantité qui atteint le sol, heure par heure. Nous ne choisissons donc plus rien : nous rapportons sa prévision, et nous la nommons au lieu de l’ajouter en silence à la pluie.
- Et cette grêle n’a volontairement aucun niveau. Graduer son intensité demanderait de choisir trois nombres de plus, c’est-à-dire de refaire la faute qu’on vient de corriger. Nous disons donc quand, combien d’heures et combien de millimètres au plus fort. La gravité reste à la vigilance « Orages », dont les seuils, eux, s’appuient sur des critères publiés. ⚠ Le modèle ne prévoit pas la taille des grêlons, et nous ne l’inventons pas.
Les bulletins officiels, à côté du nôtre
Depuis le 22 août 2026, Nimbus lit aussi les bulletins que Météo-France publie lui-même, par son portail public. Ils ne remplacent pas le calcul ci-dessus : ils s’y ajoutent, et ils font foi là où le nôtre ne fait que renseigner.
- La vigilance officielle de votre département apparaît en tête du bandeau d’alerte, au-dessus de la nôtre, avec sa source. Les neuf phénomènes officiels y figurent — dont Pluie-inondation et Crues. La grêle, elle, n’existe pas dans la nomenclature officielle : elle est comprise dans « Orages ». Nimbus l’annonce à part, sans niveau, d’après la prévision du modèle.
- Sous chaque alerte officielle, Nimbus dit s’il la retrouve —
et où. Quatre réponses sont possibles : sur le lieu que
vous avez choisi, ailleurs dans le département, aux deux, ou nulle part.
La comparaison ne retient que les phénomènes qui se recouvrent
dans le temps : un orage prévu dans trois jours ne confirme
pas une alerte d’aujourd’hui.
⚠ Un désaccord ne veut pas dire que l’alerte est fausse. La vigilance officielle tient compte de la vulnérabilité locale et du jugement de prévisionnistes ; notre calcul ne connaît ni l’une ni l’autre, et son « ailleurs dans le département » repose sur quelques points espacés de dizaines de kilomètres. C’est un écart entre deux méthodes, pas une correction.
⚠ Trois phénomènes officiels sortent du calcul Nimbus, et la page l’écrit alors en toutes lettres plutôt que d’annoncer un désaccord : les Crues (c’est un débit de rivière, calculé par Vigicrues sur un réseau de stations, pas de la météo), les Avalanches (le site relaie le bulletin de Météo-France, il ne le recalcule pas — il ne peut donc pas le confirmer) et les Vagues-submersion (l’état de la mer et le niveau marin sont hors du modèle atmosphérique). Les six autres — vent, pluie-inondation, orages, neige-verglas, canicule, grand froid — sont bien confrontés. - Le danger de feu de forêt, par département et par date de validité affichée. ⚠ Il dit la probabilité qu’un feu parte et se propage — jamais qu’un incendie est en cours. Un bulletin encore affiché après minuit peut concerner le jour même : lisez ses dates, sans les réinterpréter comme « demain ».
- Le risque d’avalanche par massif, l’hiver. Hors saison, la page affiche les mots de Météo-France plutôt que les nôtres : « la saison est terminée sur le massif…, rendez-vous début novembre ». ⚠ Ce risque n’est pas rattaché à votre commune : nous n’avons pas les contours des massifs, et « le massif le plus proche » donnerait un risque d’avalanche à des villages de plaine. L’échelle du risque d’avalanche compte cinq niveaux, pas quatre comme la vigilance — un risque 4 n’est pas un « orange ».
Le fond de carte : photo aérienne de l’IGN
Dès qu’on approche, le fond devient une orthophotographie de l’IGN (Licence Ouverte, © IGN), et les limites administratives sont son tracé réel — plus le contour simplifié qui, à l’échelle d’une commune, passait du mauvais côté des villages.
C’est le serveur qui va chercher ces images, jamais votre navigateur. Autrement, l’IGN recevrait votre adresse IP et la zone que vous regardez — c’est-à-dire, le plus souvent, où vous habitez. Nimbus ne transmet aucune donnée vous concernant, et ce n’aurait pas été le moment de commencer.
Ce que la carte lisse, et ce qu’elle ne lisse pas
Au plus près, la carte n’a que 37 × 25 valeurs réelles à montrer sur toute sa largeur — une case du modèle par kilomètre environ. Les étirer telles quelles donnait de gros carrés illisibles ; les laisser au navigateur lui aurait fait fabriquer un dégradé en mélangeant des couleurs, ce qui produit des teintes qu’aucune valeur ne donne (du blanc entre deux bleus).
Le serveur interpole donc le champ lui-même, une fois, avant de le colorier. La différence n’est pas cosmétique : interpoler des valeurs de pluie ne produit que des valeurs comprises entre deux mailles voisines — ce qu’un champ de pluie fait déjà — alors qu’interpoler des couleurs traverse la palette.
⚠ Cela reste une interpolation. La carte affiche plus de points qu’il n’y a de mailles dans le modèle. Le nombre réel est écrit ci-dessus, et l’échelle sous la carte dit toujours la taille de la maille. Montrer le lissage en taisant le nombre de mailles, ça, ce serait mentir.
5. Ce que la page vous montre d’autre ¶
- La mesure réelle la plus proche, quand une station est assez près et à une altitude comparable. Au-delà de 100 m d’écart d’altitude on ne compare plus, et on le dit : comparer une station 900 m plus haut à une prévision de fond de vallée ne mesure que le dénivelé. La page état du réseau montre toutes les stations, et les trois plus proches d’un lieu donné.
- Une heure déjà vécue affiche la mesure, pas la prévision — y compris dans la phrase du haut. Si une station proche relève de la pluie à l’heure en cours, le bandeau écrit « Il pleut — 0,8 mm mesurés à… » et ne parle plus qu’ensuite de ce qui est prévu. ⚠ On n’en déduit rien pour la suite : une mesure dit le présent, le modèle dit la suite. Écrire « il pleut, donc il pleuvra encore deux heures » demanderait un chiffre que personne n’a mesuré.
- Le ressenti, toujours affiché, avec sa raison — « moiteur de l’air », « refroidissement du vent », ou simplement « comme la température ». Il n’existe aucun indice reconnu à 18 °C : le dire vaut mieux que d’inventer un chiffre.
- Le lever et le coucher du soleil, calculés astronomiquement, et la nuit déduite de la hauteur réelle du soleil, pas d’une heure fixe.
Jusqu’où une mesure porte — et ce n’est pas pareil selon la grandeur
⚠ Mais une pluie vue se dit plus loin qu’une pluie niée. Une averse réellement mesurée jusqu’à 20 km est rapportée — avec sa distance et la réserve qui va avec — parce que le modèle, lui, annonçait zéro. Deux stations distantes de 16 à 20 km ne s’accordent que dans 46 % des cas : c’est une information, pas une certitude.
⚠⚠ Et le 8 km de la pluie, lui, est un nombre choisi — pas une frontière mesurée. C’est la seule portée de ce schéma qui ne repose sur aucune mesure ; le paragraphe suivant dit pourquoi elle reste là quand même.
Le seuil de 8 km n’est pas une falaise, et la mesure le montre. Le 24 août 2026, sur 61 495 relevés de pluviomètres Météo-France, l’accord entre deux stations décroît lentement et régulièrement : 63 % entre 4 et 8 km, 56 % entre 12 et 16, 46 % entre 16 et 20, 39 % entre 28 et 32. Une station à 17 km a raison presque aussi souvent qu’une à 10 — il n’existe aucune distance où la fiabilité s’effondrerait d’un coup.
Ce 8 km ne prétend donc pas être la bonne limite : c’est une prudence, et elle est assumée comme telle. Ce qui est fondé, c’est l’asymétrie, et elle seule : l’accord n’est jamais élevé — 63 % même à 4 km — mais les deux erreurs ne se valent pas. Une station lointaine qui mesure de la pluie prouve qu’il pleut dans le secteur ; la même station qui mesure zéro ne prouve rien chez vous, l’averse étant tombée sur le village d’à côté. D’où la règle réelle : une absence ne s’affirme qu’à 8 km, une présence se rapporte jusqu’à 20.
6. Ce que cette météo ne sait pas faire ¶
- Elle s’arrête aux frontières du modèle. La France métropolitaine et ses abords. Ni l’outre-mer, ni le reste du monde.
- Elle ne prévoit pas l’orage à l’heure et à la rue près. Personne ne le fait. Un orage est un phénomène de quelques kilomètres.
- Elle ne remplace pas un bulletin spécialisé pour la montagne, la mer ou l’aviation, qui reposent sur d’autres modèles et d’autres seuils.
- Elle vieillit. Un bulletin affiché est celui du dernier calcul disponible ; son âge est écrit en bas de page. Au-delà de six heures, la page vous prévient.
7. Vos données ¶
Il n’y a ni compte, ni cookie, ni traceur, ni journal de visites. Le détail exact, avec ce qui est conservé et pour combien de temps, est dans les conditions d’utilisation.